TESTS

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Test Fun&Zen de Doom par Fabien L. - Niouls
Doom | PS4 - PC - Xbox One | Bethesda Softworks - id Software


Pionnier dans le domaine des FPS, Doom marquera à son époque toute une génération de par sa violence ainsi que son côté jouissif. Devant un succès d’une telle ampleur, la licence sera portée tour à tour sur différentes consoles, connaîtra deux suites et plusieurs add-ons. 12 ans après Doom 3, id Software revient dans les bacs avec son bébé nouvelle génération. Toujours au top ?
 

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David contre Goliath

L’aventure solo vous met directement en situation, dans la peau d’un soldat sur lequel des expériences sont conduites mais parvenant à s’échapper. Pour sauver sa peau, il vous faudra arrêter une illuminée qui souhaite tout simplement créer un portail entre l'Enfer et la Terre.
Le scénario de Doom ne brille ni par son originalité ni par sa complexité (limite, un film de Michael Bay fait mieux). Point de retournements de situations vous scotchant à votre siège ou encore punchlines (genre des phrases chocs) qui marqueront les esprits.
Non, l’intérêt de Doom réside ailleurs et c’est en progressant au travers des 13 niveaux que vous le trouverez, avec ce qui fait le succès de la franchise : de la brutalité, du gore et du speed. Vous voilà prévenu !

L’aventure solo vous occupera environ 10 heures, en fonction du mode de difficulté choisi. Si vous souhaitez épicer votre partie, commencez directement en Difficile (avec deux autres niveaux de difficulté se débloquant après avoir fini le jeu), étant donné qu’il vous faudra redoubler d’attention et de réflexes. Prendre du dégât fera partie de votre quotidien et vous devrez multiplier les Glory Kills (via un bouton pressé au bon moment face à un ennemi mal en point), vous permettant alors de récupérer à la fois des munitions mais aussi de la santé, le tout dans une courte séquence de bon goût, à savoir bien sanguinolente ! Ceci étant, vous pourrez également vous ravitailler en fouillant les moindres recoins de chaque carte, car plus vous augmenterez le niveau de difficulté et plus celles-ci deviendront des denrées précieuses à vos yeux.

Pourquoi employer le terme carte et non niveau ? Tout simplement parce que le mode solo se résume à un enchaînement d’arènes, ce qui n’est pas sans rappeler par moments ce bon vieux Quake. Cela permet de se défouler en bougeant le plus rapidement possible mais finira par générer de la redondance dans vos actions. Afin d’éviter cela, vous pourrez accomplir des Défis, disposés ici ou là et vous récompensant avec des améliorations exclusives (étendre la distance de récupération des items, par exemple).
En parallèle, des points d’améliorations sont récupérables sur les armures des soldats déchus et vous permettront d’améliorer les compétences de base (armure, munitions...) ou encore vos armes (tirs secondaires, plus de dégâts...).
 

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Graphiquement, Doom version 2016 se situe dans la moyenne haute mais se démarque de la concurrence par une fluidité exemplaire ainsi que ses effets de particules. Fumée, flammes et étincelles n’ont jamais semblées aussi réalistes, la réputation d’id Software en la matière n’est pas usurpée !
Les graphismes font la part belle aux monstres emblématiques de la saga et sont tout simplement impressionnants. Entre diversité, animation, férocité (l’IA se débrouillant plutôt bien) et graphisme, c’est un réel plaisir que d’admirer chaque adversaire !
Cerise sur le gâteau, vous aurez quelques boss à affronter, coriaces et laids à souhait, et c’est dans ce genre de situation que vous apprécierez les armes disponibles (des emblématiques shootgun et tronçonneuse, en passant par les minigun et lance-roquettes).

L’ambiance sonore est malheureusement en léger retrait par rapport à tout cela. Si les bruitages sont réussis, la bande-son l’est un peu moins (bien que le hard rock scié bien au style du jeu), ne proposant pas de refrains que l’on se prendra à siffloter en défouraillant du monstre.
Le doublage français reste en revanche correct sur l’ensemble et ne jure pas avec le jeu, compte tenu de son genre.

 

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Plus on est de fous, plus on s’étripe !

Envie de continuer votre frénésie meurtrière après la partie solo ? Passez donc sur un des huit modes multijoueurs proposés, vous permettant d’affronter vos ennemis sur une douzaine de cartes différentes !
Au programme, du deathmatch, de la domination ou encore des dérivés de capture the flag. Mais avant de commencer, il vous faudra créer votre avatar parmi les nombreuses combinaisons de couleurs, de pièces d’armures ou encore de textures disponibles.

Attention, les possibilités sont limitées dès le départ et il vous faudra faire vos preuves au travers de différentes parties afin de récupérer des points d’XP. Ceux-ci vous permettront d’augmenter en niveau mais surtout de débloquer des kits (choix des armes pour votre personnage), modules de piratage (qui apporte un bonus particulier pendant 60 secondes, sur 10 disponibles) ou encore de nouvelles pièces d’armures (uniquement pour la frime visuelle) et des textures.

Parmi les modes de jeu proposés, deux pourront retenir votre attention : Moisson d’âmes, dans lequel un des joueurs va se réincarner en Démon (de manière aléatoire), afin d’utiliser ses pouvoirs et de faire un maximum de dégâts chez l’équipe adverse. Chaque joueur tué perdra alors une âme qui pourra être collectée et l’équipe ayant le plus gros score à la fin de la partie, gagne.
Autre mode potentiellement intéressant, Arène de clan, dans lequel deux équipes s’affrontent avec chaque joueur ne disposant que d’une vie par manche, le tout pendant 9 manches.

Malgré la bonne volonté d’id Software d’implémenter ces modes, le multijoueur ne fait pas mouche, la faute à des modes de jeu (en grande partie) trop redondants et déjà vus. Les parties laissent alors un goût de trop peu, cela aurait pu marcher il y a encore quelques années de cela mais le domaine du FPS étant devenu tellement concurrentiel, il faut savoir aller encore plus loin afin d’avoir l’adhésion des joueurs.

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De l’autre côté du miroir

Cependant, si ce qui est proposé en multijoueur ne vous convient pas, il vous restera l’éditeur de cartes sobrement intitulé SnapMap. Ce mode vous permettra de créer des cartes, tout comme de jouer sur les créations des autres joueurs.

La création d’une nouvelle carte se fera à partir d’une des 8 bases proposées (une par mode de jeu), sur laquelle vous pourrez disposer à votre guise, objets, actions ou encore munitions. Une fois celle-ci terminée (ce qui risque de vous prendre un moment, le temps de vous habituer à l’éditeur), il est ensuite possible de la partager avec la communauté.

Créer une carte n’est donc pas une mince affaire et c’est pourquoi, afin de vous aider, id Software a mis en place différents ateliers pour mieux comprendre son utilisation (logique du level design, interactions, placement des ennemis...).
Une fois rôdé, la création de maps solo comme multi n’auront plus de secrets pour vous et vous pourrez alors fièrement les partager ainsi que les soumettre aux votes des autres joueurs, les plus populaires (et potentiellement les mieux finies) étant mises en avant.

 

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En conclusion, Doom revient sur le devant de la scène au travers d’un nouvel opus proposant une expérience toujours aussi brutale, avec une ambiance unique, un gameplay nerveux ou encore une direction artistique (y compris durant le générique de fin !) au top. La partie multijoueur ainsi que le créateur de cartes sont là pour rallonger la durée de vie, mais le jeu s’adressera avant tout aux nostalgiques ou encore aux joueurs à la recherche d’une expérience minimaliste afin d’aller droit au but : tuer du démon.

 

Fabien L. - Niouls
Doom (Xbox One)
    Les Plus :
  • + Solo jouissif
  • + Fidèle à l’original
  • + Éditeur de cartes complet

    Les Moins :
  • - Solo répétitif pour certains
  • - Scénario trop simpliste
  • - Mode multijoueur sans saveurs
- Bande Son
80%
70%
- Durée de vie
80%
- Graphisme
90%
- Jouabilité
90%
- Scénario
20%

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